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La mouche orientale des fruits c’est installée à la Réunion

La mouche orientale des fruits c'est installée à la Réunion

La mouche orientale des fruits Bactrocera dorsalis

Bactrocera dorsalis est une mouche des fruits tropicale qui affectionne les climats chauds et humides. Comme les autres mouches de cette famille elle a un cycle de vie très court et une fécondité élevée. La femelle peut pondre entre 800 à 1 500 œufs durant sa vie à raison d’une vingtaine par jour.

Bactrocera dorsalis

Détectée pour la première fois en 2003 dans l’Est de l’Afrique, B. dorsalis a colonisé neuf pays en un an et au total 22 pays en sept ans. Dans les pays proches de La Réunion citons : les Comores (2005), Mayotte (2007), Madagascar (2010) et Maurice (2015). Sur l’Île Maurice des mesures de luttes intensives sont en place pour éradiquer l’espèce.

Fin avril 2017, B. dorsalis a été détectée par la FDGDON (OVS Végétal) dans l’Ouest de l’île sur les communes du Port et de Saint-Paul.

• Dégâts Les dégâts sont occasionnés par les larves qui se nourrissent de la pulpe du fruit. On remarque alors un affaissement des tissus, des coulures et des lésions sur le fruit. Celui-ci a tendance à mûrir plus vite et à chuter précocement. Ces dégâts sont également une porte d’entrée aux bioagresseurs secondaires comme les pourritures et les drosophiles. Les fruits sont alors non commercialisables. Extrêmement polyphage elle s’attaque à plus de 300 plantes hôtes (plantes cultivées et sauvages). On peut citer par exemple la mangue, la papaye, les agrumes, la goyave, le goyavier et les anones mais également la tomate, le piment, le café, le zévi, le jamrose et le jamalac.

Fruit attaqué Larves de Bd

Impact économique sur les mangues (données du Bénin) : perte de production entre 15 et 70% selon les variétés (soit entre 0,34t/ha et 6,5t/ha). Les variétés plus tardives sont les plus impactées.

Impact économique sur les agrumes (données du Kenya et Bénin) : perte de production entre 20 et 25% sur mandarine et orange en zone humide, 6 et 12% en zone sèche.

Les moyens de lutte : « alon aret a li ! »

A La Réunion, nous avons déjà une espèce cousine, détectée depuis 1991, Bactrocera zonata. Tous les moyens de protection contre cette espèce, connus et maîtrisés, sont applicables contre B. dorsalis.

Ramasser et détruire les fruits piqués : enfermer les fruits dans un sac poubelle noire hermétique et le laisser 15 jours au soleil. Une bonne technique consiste à enfermer les fruits dans un augmentorium pour favoriser les parasitoïdes qui s’attaquent aux mouches.

Les autres méthodes ne servent à rien si les fruits restent à terre : les mouches s’y multiplient !

Piéger les mouches : réaliser un traitement par tache de la végétation au Synéïs appât® (dilution 20 %). En verger, 3 taches par arbre sont recommandées.

Favoriser les ennemis naturels car le parasitoïde est présent sur l’île ! Installer un augmentorium pour y mettre les fruits piqués, favoriser la biodiversité…

En cas de doute

Dans la mesure où les pourritures des fruits peuvent avoir plusieurs causes et que la mouche Bactrocera dorsalis peut se confondre avec d’autres mouches, contactez-nous :

la Clinique du Végétal® au 02-62-49-92-15

Pour tout conseil sur la lutte contacter la FDGDON-Réunion

au 02-62-45-20-00

ou directement votre agent de zone :

Est au 06-92-28-86-19

Nord au 06-92-28-85-98

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