Expérience du pôle Innovation

Expérience du pôle Innovation

– Lutte biologique contre le ver blanc de la canne, Hoplochelus marginalis à l’aide du champignon entomopathogène, Beauveria brongniartii.

  • Objectif : protéger la culture de canne à sucre à la Réunion en contrôlant biologiquement le ver blanc de la canne.
  • Résultats : développement sur plusieurs milliers d’hectares d’une méthode de lutte microbiologique et contrôle total de ce ravageur.

Biodiversité des arthropodes dans les vergers de manguiers à La Réunion : suivi des bioagresseurs dans le réseau BIOPHYTO.

Le projet BIOPHYTO vise à produire des mangues sans insecticide de manière durable à La Réunion en s’appuyant sur le mise en œuvre de pratiques agroécologiques de gestion de la biodiversité végétale. Un suivi des principaux bioagresseurs a été réalisé de 2012 à 2014 sur les parcelles du réseau afin d’estimer les niveaux d’infestation ; et d’évaluer l’impact de l’arrêt des traitements insecticides et de la mise en œuvre de techniques agroécologiques. A la floraison, la punaise Orthops palus, la cécidomyie des fleurs Procontarinia mangiferae et les thrips ont fait l’objet de notations hebdomadaires. La cochenille des Seychelles Icerya seychellarum a été suivi mensuellement tout au long de l’année. La présence de dégâts de la cécidomyie des fleurs a été systématique sur toutes les parcelles avec des degrés d’infestation variables, qui tendaient à être plus élevés sur les parcelles BIOPHYTO. Ponctuellement, les attaques ont conduit à la destruction complète des inflorescences. Les profils d’abondance des punaises et des thrips ont été semblables pour les parcelles TÉMOIN et BIOPHYTO, et ceci malgré l’arrêt des traitements insecticides. L’abondance des punaises a varié selon les années, mais est restée la plupart du temps sans incidence sur la floraison. En 2014 toutefois, les niveaux d’infestation ont été ponctuellement élevés et ont entraîné la destruction des inflorescences. L’abondance des thrips est généralement très élevée sans toutefois causés de dégâts aux inflorescences. Sur les 3 années, les attaques d’oïdium ont causés d’importants dégâts sur la plupart des parcelles. La cochenille des Seychelles était présente sur la quasi-totalité des parcelles du réseau en 2012 à des niveaux d’infestation élevés, mais les populations ont diminué en quelques mois et ceci sans l’application de traitements insecticides sur les parcelles BIOPHYTO. L’analyse devra être poursuivie afin de comprendre comment les pratiques agroécologiques ont pu influencer les niveaux d’infestation des bioagresseurs.

Pour plus d’information http://www.agriculture-biodiversite-oi.org/Biophyto

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